Après plusieurs millésimes, revenons sur le style recherché pour Helius Petri rouge.
Il n’a pas changé depuis le lancement de cette cuvée : des tanins mais enrobés, un vin fruité, gras, présent en fin de bouche et surtout soyeux, soyeux.
Quel taux d’alcool potentiel pour la maturité phénolique des raisins de Cabernet franc en Pays d’Oc sur La Livinière ?
La maturité physiologique, celle des peaux et des pépins est atteinte au minimum à 13,5 degrés d’alcool sur cette zone. Concluez vous-même.


L’irrigation toujours nécessaire sur tous les millésimes ?
Au fil des années c’est de plus en plus nécessaire. Sur le millésime 2021, de mai à août, il a fallu rafraîchir la plante. Il ne faut pas confondre irrigation avec fertirrigation. Donc je recherche la maturité des peaux, celle qui polit les tanins et rend la couleur facilement extractible.


D’autres projets de ce style ?


Non ce style est incomparable en toute modestie… (Grand éclat de rire…).
Quel taux de sucre résiduel sur ces cuvées, est-il évolutif suivant les millésimes ?
Sur un vin sec en AOC on peut avoir deux  grammes de sucre résiduel. En Vin de Pays d’oc on peut jouer à apporter du gras au-dessus de cette limite basse jusqu’à 4 grammes de sucre résiduel non transformé en alcool.


L’évolution des volumes au fil des millésimes ? D’autres plantations.
Je replante des cabernets francs tous les ans, je recherche pour cela des parcelles bien précises.
Tous les sols et toutes les orientations ne s’y prêtent pas. J’ai réalisé et continue de mener un vrai travail d’adéquation cépage et terroir, prenant en compte la géologie, l’orientation du terroir, l’altitude, les plants, etc…


2021, quel cycle de la vigne ? Quelle maturité alcoolique à la vendange ?
Nous avons eu un printemps pluvieux mais surtout sur cette zone nous n’avons pas eu de gel. L’été a nécessité un petit apport en irrigation.
Avant la vendange, nous nous sommes faits des frayeurs avec quelques grappes en dessèchement et finalement cela n’a pas influencé le résultat.


Votre stratégie commerciale
Trop de domaines et vignerons ne raisonnent que par containers à l’export, délaissant le marché hexagonal : « le Français n’est pas plus stupide que la moyenne… ». Je privilégie le marché hexagonal, principalement languedocien. C’est un vrai plaisir d’échanger avec le client en direct.